AU COEUR DES HUMAN TECH DAYS

Le temps d’une journée, la rédaction s’est immergée dans l’un des plus importants salons du numérique de la région. Elle vous invite à plonger dans ce monde ! 

Ce jeudi-là, un robot accueille les visiteurs dans le hall du Vinci, le palais des congrès de Tours (37). Il leur souhaite une bonne visite. Cet hôte un peu particulier s’avère représentatif de l’événement en cours, le 30 janvier 2020 : c’est le deuxième salon des professionnels du numérique en Centre-Val de Loire. Il fait partie des nombreuses animations organisées dans le cadre des Human Tech Days, une opération de promotion de la culture numérique et de ses acteurs, par la région Centre-Val-de-Loire. Le salon en est l’un des points d’orgue, avec des ateliers, des conférences et des exposants tout au long de la journée. Son objectif  ? Mettre en lien les acteurs du numérique et leurs décideurs économiques à l’échelle de la région. 

Le salon s’article en trois espaces. Au rez-de-chaussée, place aux partenaires principaux  : Enedis, gestionnaire du réseau d’électricité en France, et l’opérateur téléphonique Orange. Bardé d’écrans, le stand Enedis présente des démonstrations de leur nouvelle technologie de cartographie. L’entreprise  a mis au point un système de surveillance de ses réseaux à l’aide de drones, avec une vue aérienne plus précise (au mètre près) que celle proposée par Google Maps, expliquent les représentants d’Enedis aux visiteurs. Dans certaines régions françaises, comme en Centre-Val de Loire, le dispositif est déjà en place depuis plus d’un an. Enedis compte multiplier les drones, jusqu’à 9 dans certains secteurs comme les Pyrénées orientales d’ici fin 2020. Du côté d’Orange, vaste espace aux couleurs de la firme, le public s’informe sur le déploiement de la 5G auprès des professionnels. 

A l’étage règne une autre ambiance. Une partie est consacrée aux écoles et aux entreprises, une autre est dédiée spécifiquement aux startups. Dans la première, l’atmosphère rappelle celle des salons d’orientation  : de nombreux jeunes se renseignent sur les formations, les débouchés professionnels… Parmi les entreprises à retenir, il y a 3ZA, une société d’ingénierie orléanaise qui développe et exploite des applications connectées dans l’industrie, le bâtiment intelligent ou la prévention des risques. 

Dans la seconde partie, le public découvre un florilège de startups venus d’Orléans, de Tours et même de Paris, dans une ambiance caractéristique de cet univers. A l’image de ce food truck planté en plein milieu du salon  ! Au détour des stands de community management, solutions de facturation ou gestion d’événements, apparaît l’espace de la French Tech Loire Valley, la communauté des acteurs du numérique dans le Val de Loire. Ici, avec coin cosy, canapés et tables de bar, l’ambiance startup est à son comble. Les professionnels s’y retrouvent pour parler entrepreneuriat et numérique. Le salon, c’est aussi l’occasion de renforcer son réseau. A quand la prochaine édition ? 

Au programme des conférences 

Pascal Picq,  paléoanthropologue 

Pascal Picq, maître de conférences au Collège de France, a présenté son métier de paléoanthropologue. Ses recherches consistent à étudier l’évolution de l’espèce humaine, depuis ses débuts jusqu’au monde d’aujourd’hui, avec ses usages du numérique. Les humains font preuve d’une adaptation constante. 

 

Inès Léonarduzzi, fondatrice de Digital for the planet 

Inès Léonarduzzi a fondé  Digital for the planet, une ONG qui sensibilise à la pollution numérique. En effet, l’impact environnemental des activités numériques est non négligeable : la consommation annuelle d’une box se situe entre 150 et 300 kWh, autant qu’un grand réfrigérateur, selon l’Ademe (Agence nationale de la transition écologique). Inès Léonarduzzi a développé le concept d’écologie numérique  : elle propose des solutions concrètes concernant la consommation électrique ou la réduction des émissions carbone. 

Ces startups ont du talent 

Eyes’R 

Florian Ruen, co-fondateur de la startup Eyes’R, a présenté son assistant digital de prévention des risques sur les chantiers. Une application bien utile dans de nombreuses situations  : elle détecte les situations à risque et prévient les travailleurs. Elle peut leur rappeler, par exemple, de porter un casque dans une zone dangereuse. Elle est également capable d’analyser des retours d’expériences sur le terrain afin d’améliorer la sécurité. 

 

Winesee 

Les créateurs de la startup Winesee ont proposé une mini-dégustation de vins. Leur application conseille les utilisateurs dans le choix des vins et leur fait découvrir de nouveaux produits correspondant à leurs goûts. 

 

Iro 

L’agence Iro est une startup basée sur les neurosciences et l’intelligence collective dans les entreprises. Elle accompagne celles souhaitant développer l’intelligence collective et anime des conférences et des séminaires sur le sujet. 

Hugo Ragain et Théo Wolfman