PARTIR À L’ÉTRANGER, « UNE MAGNIFIQUE CHANCE »

Eva Grouet, étudiante en deuxième année d’InfoNum, s’est envolée début février 2020 pour l’université de Salamanque en Espagne, dans le cadre du programme Erasmus. Elle nous raconte son expérience.

Parle-nous de ta nouvelle vie en Espagne…

C’est super ! Tout est différent : le rythme de vie, les gens et la langue, évidemment. Mais j’apprends à m’adapter. Il y a toujours quelque chose à découvrir à Salamanque. Je ne m’ennuie pas.

Quelle est la différence entre les systèmes universitaires français et espagnol ?

Le plus marquant, c’est la différence dans les relations entre professeurs et étudiants. Les jeunes espagnols sont plutôt proches de leurs enseignants. Ils tutoient certains et les appellent parfois par leur prénom. Ce n’est pas forcément mieux qu’en France : notre façon de faire nous habitue davantage à un contexte professionnel, avec une relation patron – employé.

A quoi ressemble une journée type à l’université de Salamanque ?

Les cours ne commencent pas avant 9h15 (mais rassurez-vous, on peut finir à 21 heures…). Ils sont davantage pratiques que théoriques. Il y a toujours des exercices et des prises de parole. Autre détail : il n’y a presque jamais de pause entre deux heures de cours. Nous avons toujours des devoirs.

Comment s’est passée ton intégration en Espagne ?

Des organismes nous font rencontrer les autres étudiants étrangers. Le problème, c’est que très vite, ceux qui parlent la même langue se regroupent : les francophones restent entre eux. Mais toute rencontre est bonne à prendre ! Dans la formation en documentation, je suis la seule étrangère. Je suis des cours de deuxième et troisième année, donc les étudiants se connaissent déjà… Difficile de s’intégrer.

Comment vois-tu la culture espagnole ?

Les quelques clichés que j’avais sur leur mode de vie sont vrais (rires). Ils aiment et savent faire la fête : il y a de la musique partout, à tout moment. Ils ne se prennent pas la tête. Sur le plan culturel, l’art est très présent : peintures murales, danse, musique… Il y a plein de choses à voir.

Comment sont perçus les étudiants étrangers en Espagne ?

J’habite une ville étudiante et j’entends des francophones tous les jours dans la rue. Les espagnols sont donc habitués à recevoir des étrangers, mais j’ai l’impression qu’ils sont toujours étonnés par le nombre de personnes qui parlent une langue étrangère. Dans ma filière, les étudiants n’ont que quelques cours d’anglais par semestre. Cela peut varier selon les études.

 

 

Un petit conseil pour les étudiants en InfoNum ?

Courage à vous (rires) : les démarches sont fastidieuses, mais nous sommes très bien encadrés, en France comme à l’étranger. Même sur l’aspect financier, tout est mis en œuvre pour permettre à tous de partir. Voyez ça comme une magnifique chance ! Si vous n’en profitez pas, vous le regretterez sûrement.

Envie de partir ?

Erasmus est un programme d’échange entre universités à travers le monde. Il s’adresse aux étudiants et aux enseignants désireux de vivre des expériences à l’étranger. Les 27 pays membres de l’UE mais également la Macédoine, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Serbie et la Turquie participent au programme. Erasmus permet à des étudiants de partir durant un échange d’un an ou d’un semestre dans une université partenaire. Chaque université française possède des partenariats avec des homologues étrangers afin d’y envoyer ou d’accueillir des étudiants. L’université de Tours compte plus de 190 universités partenaires en Europe. En 2018-2019, 349 étudiants ont bénéficié du programme Erasmus. Au sein de l’IUT de Tours, le département information-communication  a noué des partenariats spécifiques avec des universités, notamment en Espagne, en Turquie, au Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique.

Paul Taudin